mercredi, 14 février 2018 19:19

Le GIS et l'Administration locale dans la Ghouta orientale lancent un appel au Conseil de sécurité de l'ONU

Le Gouvernement intérimaire syrien (GIS) et le Conseil provincial de la campagne de Damas ont lancé un appel aux participants à la prochaine session du Conseil de sécurité des Nations Unies qui se tiendra cette semaine pour discuter de la situation humanitaire en Syrie.
Lors d'une conférence de presse mardi, l'Administrateur général du GIS, Akram Tomeh, a appelé les Nations Unies et le Conseil de sécurité à prendre les mesures juridiques nécessaires pour mettre fin aux massacres commis contre les civils et lever le siège brutal de la Ghouta orientale.
Les habitants de la Ghouta orientale tiennent la Communauté Internationale ; qui n'a pas assumé ses obligations humanitaires et a échoué à arrêter les crimes commis contre les Syriens et à stopper les forces du régime soutenues par ses alliés iranien et russe ; entièrement responsable des continuels massacres, a déclaré M. Tomeh.
Le Conseil provincial de Damas a déclaré que la Russie ; qui prétend jouer le rôle de médiateur pour la paix mais sans faire pression sur les forces du régime d'Assad ; est pleinement responsable des conséquences des crimes du régime syrien. Le régime d'Assad a répondu au cessez-le-feu annoncé par la Russie avec plus de procrastination et d'indifférence totale.
Les militants syriens ont lancé la campagne en ligne «Save eastern Ghouta» pour attirer l'attention sur la détérioration de la situation humanitaire dans les villes et villages de la Ghouta orientale suite aux continuelles attaques des forces du régime dans la région.
Les activistes ont organisé mardi un sit-in dans la ville de Mesraba (Ghouta Est) et ont brandi des pancartes « Assad est l'autre face de l'EI », « Stop au terrorisme d'Assad » et « Où est la conscience du monde? ». Akram Tomeh, le Chef du Conseil provincial de la campagne de Damas et des membres de l'Administration locale ont participé au sit-in.
Depuis fin décembre, les forces du régime d'Assad ont multiplié les bombardements sur les villes et les villages de la Ghouta Est, tuant et blessant des centaines de personnes.
Selon la Défense civile dans la Ghouta Est, 234 civils ont été tués, dont 66 enfants et 42 femmes, et 581 autres blessés, dont 184 enfants et 120 femmes, dans les violents bombardements de la banlieue de Damas entre le 1er et le 08 février.

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