mardi, 18 avril 2017 00:00

HRW: les États-Unis n'ont pas réussi à protéger les civils du bombardement de la mosquée en Syrie

L'armée américaine n'a pas pris les «précautions nécessaires» pour prévenir les pertes civiles lors d’un bombardement d’une mosquée à la campmagne d'Alep qui a tué des douzaines de personnes, a déclaré Human Rights Watch (HRW) mardi.

Le bombardement du 16 mars dans le village revolutionnaire de Jeenah (campagne d'Alep) a tué 49 personnes, principalement des civils.

Les forces des États-Unis semblent n'avoir pas pris les précautions nécessaires pour éviter les pertes civiles, a déclaré la HRW dans un rapport.

HRW a interviewé 14 personnes ayant une connaissance directe du bombardement et a travaillé avec des organisations pour analyser les images de l'attaque et reconstruire l’assaut.

Les États-Unis semblent avoir eu plusieurs éléments fondamentalement erronés dans cette attaque, et des dizaines de civils en ont payé le prix, a déclaré Ole Solvang, Directeur adjoint des urgences de HRW.

"Les autorités américaines doivent comprendre ce qui a mal tourné, commencer à faire leurs devoirs avant de lancer des attaques et s'assurer que cela ne se reproduise pas".

Une part du désaccord au sujet de l'attaque était centrée autour du fait de savoir si le bâtiment touché était une mosquée ou non.

HRW a déclaré que le bâtiment n'avait pas de caractéristiques traditionnelles d'une mosquée, tels qu’un un toit en dôme ou un minaret. Cependant, il la surveillance aérienne aurait montré que les gens se rassemblaient régulièrement pour des prières quotidiennes, y compris avant l'attaque.

Un simple effort de vérification par le biais de personnes ayant les connaissances locales de ce genre de construction aurait probablement permis d’établir que le bâtiment était une mosquée, a déclaré HRW.

HRW n'a pas trouvé de preuve que des combattants étaient à l'intérieur de la mosquée, mais que même s'ils avaient frappé une mosquée juste avant la prière et qu’ils attaquent les personnes qui tentent de fuir, sans savoir s'ils étaient des civils ou des combattants, pourraient bien avoir été disproportionnés ou indiscriminé.

Des attaques indiscriminées ou disproportionnées violent les lois de la guerre, de même que ne pas prendre toutes les précautions possibles pour minimiser les pertes civiles,  a ajouté HRW. 

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