mercredi, 14 février 2018 19:17

L’ONU : la Ghouta orientale est « à un point de rupture » ; Idleb est une « catastrophe »

Les Nations Unies poursuivent leurs efforts diplomatiques pour obtenir une trêve en Syrie, où l'enclave de la Ghouta orientale se trouve « à un point de rupture » et le gouvernorat d'Idlib est une « catastrophe », a affirmé mardi à Reuters l'un de ses hauts représentants.
Les raids aériens menés par les aviations syrienne et russe contre des zones tenues par les rebelles ont entraîné la mort de 230 civils la semaine passée dans la Ghouta orientale et la province d'Idleb, a estimé l'ONU.
Environ 400 000 personnes sont assiégées dans la Ghouta orientale, région dans laquelle l'acheminement d'aides humanitaires devient de plus en plus difficile, a expliqué le Coordinateur régional adjoint des Affaires humanitaires de l'ONU, Ramesh Rajasingham.
Des centaines de patients dans la Ghouta orientale ont besoin d'être évacués pour recevoir une assistance médicale, a déclaré Ramesh Rajasingham, ajoutant qu'un grand nombre d'entre eux meurent avant de pouvoir être secourus.
« Nous nous trouvons à un point de rupture, à un point où des personnes meurent inutilement alors qu'elles pourraient être sauvées », a-t-il dit à propos de la situation dans la région.
« Nous aimerions voir un cessez-le-feu immédiat, et je pense que c'est fort possible. Nous avons déjà eu une trêve dans le passé, ce n'est pas utopique ».
L'ONU est « engagée sur tous les fronts, notamment au plus haut niveau politique, pour s'assurer d'une trêve sur l'ensemble du territoire syrien », a assuré M. Rajasingham.
Ramesh Rajasingham a estimé que la situation dans la province d'Idleb (Nord-Ouest), principal bastion des Révolutionnaires, était « une catastrophe dans tous les sens du terme », au niveau humanitaire, médical, politique et militaire.
M. Rajasingham a fait part de la nécessité que soit respectée à Idl »b la trêve prévue par l'accord signé l'an dernier par la Russie et l'Iran, alliés de Damas, et la Turquie. Idleb fait partie des quatre zones de désescalade prévues par cet accord.
« Il y a de nouveau de violents combats dans cette zone, alors que nous pensions qu'il n'y en aurait plus du tout », a-t-il dit.
Plus de 330 000 personnes ont dû fuir la région d'Idleb depuis le mois de décembre - soit plus que lors de la bataille livrée à Alep il y a un an-, portant à environ 2 millions le nombre de personnes ayant quitté leur domicile dans la région, a affirmé le Coordonnateur régional adjoint de l'ONU.

Home PRESSE Nouvelles politiques L’ONU : la Ghouta orientale est « à un point de rupture » ; Idleb est une « catastrophe »