Le Conseil National Kurde

Le 26 octobre 2011, le Congrès national kurde a été convoqué à Qamishli par les parties du Mouvement national kurde en Syrie. La conférence a réuni 250 délégués, dont des premiers militants du Mouvement kurde, des personnalités nationales indépendantes, des représentants des mouvements de jeunesse, ainsi que des représentants des partis politiques. Étaient également présents des militants représentant les Conseils des droits de l’Homme, des activités sociales et culturelles. Les objectifs sont les suivants :

-          Atteindre les objectifs de liberté et de dignité pour le soulèvement pacifique du peuple syrien

-          Mettre en place un État démocratique parlementaire qui protège les droits nationaux du peuple kurde

-          Obtenir une reconnaissance constitutionnelle du peuple kurde en tant que composante essentielle du pays

-          Pour une non discrimination nationaliste, religieuse ou sectaire. Pour la laïcité et la démocratie pour tous les Syriens

-          Non à la répression ou la tyrannie. La liberté pour tous les prisonniers d'opinion en Syrie

Des discussions approfondies ont abouti à la formation d'un comité. Ce comité va réformer les projets proposés par les participants et les intégrer dans un seul document.

Voici les plus importantes propositions et les tendances présentées :

-          En ce qui concerne le nationalisme :

La conférence a confirmé que le peuple syrien est témoin d'une crise nationale perpétrée par le régime. Lors de l’arrivée au pouvoir du parti Baath, lors du coup d'État militaire en 1963, le régime a perfectionné dans la tactique de l'oppression, a limité les libertés publiques et individuelles, à défaut de parvenir à un développement économique. Il en est résulté une augmentation de la pauvreté, du chômage et la propagation de la corruption. Malgré les demandes des Syriens au cours des décennies réclamant des changements démocratiques, le régime a continué avec l'oppression et la répression des personnes appelant à la démocratie, le respect des droits de l'Homme, et même ceux qui ont appelé à l'amélioration du niveau de vie. La continuité de ces traitements au peuple syrien par le régime, et dans l'esprit du printemps arabe, a déclenché une révolution pacifique en faveur de la liberté et de la dignité à travers toute la Syrie, y compris les régions kurdes. La Révolution a commencé par une volonté nationale le 15 mars 2011 et a été accueillie par la répression et le terrorisme des forces du régime. Le régime, dépendant de la sécurité militaire comme seule option a fourni une excuse pour une sérieuse intervention militaire étrangère. La conférence a également confirmé que la fin de la crise dans le pays dépend de la modification de la structure, de la politique et de l'idéologie du régime totalitaire. Il faut donc briser cet état et construire un État démocratique laïque parlementaire pluraliste sur la base de la décentralisation politique, loin de tout racisme. L’objectif est de créer un état d’institutions et de lois pour l'égalité des droits et des devoirs pour tous les citoyens sans retour au totalitarisme et à la tyrannie. La conférence a chargé l'Organe exécutif d’unifier les rangs de l'Opposition nationale syrienne. Cette unité est d'une importance capitale pour faire pencher la balance au profit de la Révolution pacifique du peuple syrien. La conférence a demandé que les forces de l'armée et de la sécurité se retirent des villes et retournent à leurs bases militaires et qu’elles arrêtent de combattre les manifestations pacifiques.

-          En ce qui concerne la situation syrienne kurde :

La conférence a reconnu que le peuple kurde en Syrie est un peuple indigène vivant sur leur terre historique et qui forme une composante essentielle de la culture nationale et historique de la Syrie. Étant le deuxième groupe ethnique en Syrie, le peuple kurde est un élément clé du peuple syrien. La conférence a également constaté qu'une solution à la question kurde serait une passerelle vers la démocratie qui est un défi pour l'Opposition syrienne.

La conférence a conclu que le Mouvement de la jeunesse kurde fait partie de la Révolution Syrienne pacifique, faisant ainsi la fierté du peuple kurde.

La conférence a insisté sur la liberté de croyance et sa protection dans la Constitution ainsi que l'obtention de droits nationaux pour les Assyriens et d'autres minorités nationales.

-          En ce qui concerne le dialogue avec le régime :

L’Opposition Syrienne doit s'abstenir de s'engager dans un dialogue avec le régime.

La conférence a décidé de dissoudre toutes les parties impliquées dans la conférence et de considérer la conférence comme le Conseil national kurde.

Les participants ont donné la permission au Comité exécutif afin de coordonner et de communiquer avec les groupes d'Opposition nationaux pour prendre des décisions et élaborer des positions pour le Mouvement kurde.

Jeudi 27 octobre 2011, au matin, la conférence s'est achevée et fut un succès. Les participants ont convenu que cette conférence nationale, avec une telle richesse dans la diversité, cette responsabilité était une étape importante dans l'histoire kurde syrien.

Cette conférence a été l'impulsion à la création d'un Organe exécutif représenté par le Mouvement Kurde National, les groupes nationaux de la culture, de la jeunesse, des femmes, les groupes de défense des droits, et d'autres groupes. Le Conseil National Kurde n'a pas encore nommé ses représentants au sein de la Coalition Nationale Syrienne.

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