31 octobre 2016 In Coalition News

(31 oct) : Anas Al Abdah, Président de la Coalition Nationale Syrienne, et une délégation l'accompagnant se sont entretenus avec des représentants du Centre politique de sécurité de Genève et du Comité international de la Croix-Rouge dans la capitale suisse Genève lundi.
A l'occasion de cette visite officielle de deux jours en Suisse, M. Abdah rencontrera également le Secrétaire d'Etat suisse aux Affaires étrangères Yves Rossier et l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan De Mistura.
Lors de la réunion avec le Directeur du Centre politique de sécurité de Genève, l'Ambassadeur Christian Dussey, M. Abdah a présenté la vision de l'Opposition syrienne pour une solution politique en Syrie, réaffirmant l'engagement de la Coalition à une solution politique. L'incapacité à parvenir à une solution politique incombe au manque de sérieux du régime d'Assad et à sa volonté de poursuivre une solution militaire avec le soutien de ses alliés.
L'incapacité à parvenir à une solution politique incombe également au manque d'efforts sincères de la Communauté Internationale, de même que la propagation du terrorisme ; notamment le terrorisme d'Etat pratiqué par le régime et ses milices étrangères alliées dont Al Qaïda et l'Etat Islamique.
MM Abdah et Dussey ont échangé sur les efforts de la Coalition pour développer le dialogue inter-syrien et les efforts sur les plans sociaux et politiques ; notamment ceux dans le but d'accorder aux femmes syriennes un plus grand rôle politique et social et sur le plan décisionnel.
Hawas Khalil, Membre de la Coalition faisant parti de la délégation, a déclaré que les milices de l'Union du Parti démocratique (PYD) cherchent à imposer une autorité de facto sur les autres partis kurdes. Les politiques du PYD risquent de creuser davantage l'écart créé par le régime d'Assad parmi les composantes de la société syrienne.
Lors de la réunion avec le Directeur régional du CICR pour le Moyen-Orient, Robert Mardini, la délégation de la Coalition a soulevé la question des opérations de déplacement de masse forcé et de changements démographiques menées par le régime d'Assad dans de nombreuses régions à travers la Syrie, en particulier dans la banlieue de Damas. La délégation a présenté un rapport détaillé sur la situation dans les zones assiégées à travers la Syrie. Le rapport explique comment le régime d'Assad utilise la faim, en plus des bombardements des hôpitaux, des marchés publics et des habitations civiles, pour forcer les civils à quitter les zones.
Les participants ont également souligné le rôle du Croissant Rouge arabe syrien dans l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils dans les zones tenues par le régime.
Pour sa part, M. Mardini a réaffirmé l'engagement du CICR à aider les civils pris au piège dans les zones assiégées, ajoutant que le CICR a jusqu'à présent fait 48 visites dans les zones assiégées en Syrie.

31 octobre 2016 In Coalition News

(31 oct) : Abdul Ilah Al Fahd, Secrétaire général de la Coalition Nationale Syrienne, a dénoncé les propos de l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan De Mistura qui a affirmé que l'offensive des combattants révolutionnaires et de l'Armée Libre lancée pour briser le siège imposé par le régime sur Alep pourrait « constituer des crimes de guerre ». Ces propos, en plus d'être baisés, reflètent un deux poids deux mesures flagrant.
M. De Mistura est resté silencieux sur les crimes de guerre du régime d'Assad et de son allié russe contre les civils à Alep Est qui est assiégée depuis près de trois mois. Des armes internationalement interdites ; dont le phosphore blanc, des bombes à sous munitions, et des bombes bunker ; sont systématiquement utilisées contre les civils d'Alep Est sans aucune condamnation de l'Envoyé de l'ONU.
L'Emissaire de l'ONU a également fermé les yeux sur les opérations de déplacement de masse forcé et de changements démographiques menées par le régime d'Assad. M. De Mistura aurait dû condamner l'invasion russo-iranienne, ainsi que l'intervention des milices étrangères en Syrie, a souligné M. Fahd.
Certains fonctionnaires de l'ONU continuent de prendre parti en faveur du régime d'Assad et ses alliés russes ; leurs crimes en Syrie restant impunis. Ils critiquent également les combattants révolutionnaires et de l'Armée Libre pour couvrir les crimes du régime d'Assad et de ses alliés, a déploré le Secrétaire général de la Coalition.

31 octobre 2016 In Coalition News

(31 oct) : La Coalition Nationale Syrienne présente ses sincères condoléances aux familles et aux amis des combattants de l'Armée Libre qui ont été tués alors qu'ils tentaient de pénétrer dans une base de l'armée du régime dans la province de Deraa ce dimanche.
Les rapports indiquent que près de 30 combattants de l'Armée Libre ont été tués après avoir été encerclés par les forces du régime et leurs milices alliées étrangères à l'intérieur de la base « Deserted Bataillon » à l'Est de Ibtaa' (campagne de Deraa).
La Coalition salue la bravoure, la patience et la fermeté des héros tombés, ainsi que de tous les combattants de l'Armée Libre dans leur combat contre le régime terroriste d'Assad. La Coalition salue également les efforts déployés par les combattants révolutionnaires et de l'Armée Libre sur tous les fronts pour protéger les civils, les lignes directrices de la Révolution et les droits du peuple syrien à la liberté, la justice et la dignité.
Les héros de l'Armée Libre qui sont tombés à Deraa dimanche ont rejoint leurs compatriotes syriens qui ont donné leur vie pour défendre le peuple syrien qui lutte pour atteindre ses objectifs et ses aspirations. La mort de ces héros ne fait que renforcer notre détermination à poursuivre la lutte pour le bien de notre pays, ainsi que le peuple syrien, ajoute la Coalition.

29 octobre 2016 In Coalition News

(29 oct) : Anas Al Abdah, Président de la Coalition Nationale Syrienne, a salué le courage des combattants de l'Armée Libre et révolutionnaires qui ont lancé vendredi une offensive à grande échelle pour briser le siège imposé par les forces du régime et leurs milices alliées sur Alep Est, et libérer les quartiers Ouest de la ville tenus par le régime.
Les combattants à Alep se sont engagés dans une importante bataille pour briser le siège et libérer la ville des mercenaires et des ennemis de la civilisation, a-t-il déclaré, ajoutant que les peuples libres partout dans le monde sont avec le peuple d'Alep.
Les groupes révolutionnaires et de l'Armée Libre se préparent à lancer la deuxième phase de l'offensive « The Great Epic Battle of Aleppo ». Les combattants ont fait d'importants progrès vendredi contre les forces du régime et les milices sectaires soutenues par l'Iran qui se battent sous une couverture aérienne de l'armée de l'air russe.
Les combattants révolutionnaires et de l'Armée Libre se dirigent vers l'Académie militaire d'Assad (Sud-Ouest d'Alep), qui est le plus grand bastion et le plus fortement défendu par le régime d'Alep.
Trois principaux points de contrôle du régime dans l'Ouest d'Alep, ainsi que l'usine de carton, Minyan Sawmill et certaines parties de la zone du Projet 1070 Appartements, sont tombés vendredi.
Jeych Al Fateh, participant à l'offensive, a annoncé avoir capturé 10 militants de la milice irakienne Al Nujabaa dans la zone Dahiyat Al Assad. Les groupes révolutionnaires et de l'Armée Libre ont également déclaré avoir tué et blessé des dizaines de militants pro-régime à Alep et sa banlieue. Jeych Al Fateh a appelé les civils vivant à l'Ouest d'Alep à s'éloigner des positions du régime pour leur sécurité.
Les activistes ont déclaré que les combattants révolutionnaires et de l'Armée Libre ont commencé à fortifier les positions prises vendredi, ajoutant que les affrontements les plus violents ont eu lieu dans la zone du Projet 3000 Appartements.

28 octobre 2016 In Coalition News

(28 oct) : Les groupes de l'Armée Libre et révolutionnaires ont annoncé le début d'une nouvelle offensive majeure pour briser le siège imposé par les forces du régime, aidées par les milices irakiennes et d'Iran, sur la partie Est d'Alep.
L'offensive révolutionnaire et de l'Armée Libre, appelée « The Great Epic Battle of Aleppo », vise également à libérer la partie Ouest de la ville tenue par le régime. Les combattants ont ainsi lancé les premières attaques sur les fronts Ouest et Sud-Ouest de la ville.
Les activistes ont déclaré que les combattants de l'Armée Libre et révolutionnaires ont brisé les premières lignes de défense du régime d'Assad à Dahiyat Al Assad quelques heures après le début de l'offensive. Ils ont également pris le contrôle de trois principaux points de contrôle du régime et de l'usine de carton d'usine à l'Ouest d'Alep.
Jeych Al Fateh, participant à l'offensive, a annoncé avoir capturé 10 militants de la milice irakienne Al Nujabaa dans la zone Dahiyat Al Assad. Les groupes révolutionnaires et de l'Armée Libre ont également déclaré avoir tué et blessé des dizaines de militants pro-régime à Alep et sa banlieue. Jeych Al Fateh a appelé les civils vivant à l'Ouest d'Alep à s'éloigner des positions du régime pour leur sécurité.
Appuyées par l'armée de l'air russe, les forces du régime d'Assad et les milices étrangères iraniennes imposent un siège sur Alep Est depuis près de trois mois, bloquant l'entrée de nourriture et de fournitures médicales à plus de 300 000 civils pris au piège à l'intérieur.
Le régime d'Assad et ses alliés ont violé à plusieurs reprises les trêves visant à stopper le bombardement aérien et pour l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils dans l'Est d'Alep.
Début septembre, le régime d'Assad et ses alliés russes ont annoncé le lancement d'une offensive de grande envergure pour libérer Alep Est. Plusieurs types d'armes ont été utilisés dans l'assaut du régime, dont des armes internationalement interdites ; notamment des bombes à sous munitions, des bombes bunker buster, le napalm et des bombes incendiaires ; tuant des centaines de civils.
Selon les analystes, l'attaque du régime d'Assad et de la Russie sur Alep suit la même tactique employée par la Russie dans la capitale tchétchène de Grozny entre les années 1994 et 1995.

27 octobre 2016 In Coalition News

(27 oct) : Suheir Atassi, Membre de la Coalition Nationale Syrienne, a appelé à lever les sièges imposés par le régime d'Assad et ses alliés sur les zones tenues par les Révolutionnaires et à acheminer d'urgence l'aide médicale et alimentaire aux civils dans le besoin, en particulier dans Madaya (campagne Ouest de Damas).
Mme Atassi a également appelé à ouvrir des couloirs humanitaires et à évacuer les blessés et les malades dans les zones assiégées. Au moins 25 personnes souffrant d'insuffisance rénale aiguë à Madaya doivent être évacuées d'urgence; cinq personnes sont en train de mourir.
L'ONU n'a pas réussi à lever les sièges; à ouvrir des couloirs humanitaires; et à fournir une aide humanitaire aux civils dans le besoin, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. L'effusion de sang en Syrie provoquée par le régime d'Assad et ses alliés exige plus que des expressions de sympathie. Utiliser le veto russe comme excuse pour ne pas prendre de mesures et mettre fin à l'effusion de sang est inacceptable, a-t-elle ajouté.
Les activistes ont déclaré jeudi que la situation humanitaire à Madaya continue de se détériorer en raison du manque de nourriture et de fournitures médicales, rappelant que le dernier convoi humanitaire est entré dans la ville il y a un mois.
Le personnel médical à Madaya a déclaré jeudi qu'il suspendait son activité dans la ville et dans la ville voisine Baqqin en raison du manque d'équipements et de médicaments et en raison du blocus imposé par les forces du régime et de la milice du Hezbollah sur la zone.
Les médecins à Madaya ont déclaré que le régime d'Assad et les milices du Hezbollah ont empêché les agences de l'ONU, le Croissant-Rouge arabe syrien et la Croix-Rouge d'évacuer tous les patients, dont les cas les plus urgents. Ils ont appelé à mettre en place un centre du Croissant-Rouge arabe syrien dans la ville de Madaya équipé en fournitures médicales, en équipement nécessaire et en personnel. Ils ont également appelé à introduire d'urgence des médicaments et des vaccins.
Outre le blocus imposé à la ville, les civils pris au piège dans Madaya subissent également des bombardements et des tirs isolés par les forces du régime. Deux civils ont été tués ces deux derniers jours dans la ville par le bombardement du régime.

27 octobre 2016 In Coalition News

(27 oct) : Riad Hijab, Coordonnateur général du Haut comité de négociations de l'Opposition (HCN), a déclaré que les actions de la Russie ont mise à nu ses véritables intentions derrière son intervention militaire directe en Syrie aux côtés du régime d'Assad. Après avoir détruit la plupart des hôpitaux et des infrastructures en Syrie, la Russie a récemment pris pour nouvelle cible les écoles du pays.
Dans une lettre adressée au Secrétaire général Ban Ki Moon, après l'attaque mercredi sur Hass (campagne d'Idleb), M. Hijab a rappelé que la Russie est en train de détruire la Syrie et sa civilisation et de déraciner le peuple syrien de ses terres. Les actions de la Russie menacent de pousser les Syriens, laissés sans espoir, vers l'extrémisme.
Le régime d'Assad et l'aviation russe ont bombardé un complexe scolaire dans la ville de Hass, tuant et blessant des dizaines de civils, principalement des écoliers et des enseignants.
M. Hijab a, par ailleurs, dénoncé l'attitude de Ban Ki Moon qui a remercié l'Ambassadeur du régime d'Assad pour ses 10 années de service, ainsi que d'autres ambassadeurs.
N'est-ce pas plutôt le peuple syrien qui mérite d'être honoré pou la fermeté et le courage dont il fait preuve, face à la campagne génocidaire menée par le régime d'Assad et ses alliés russe et iranien depuis près de six ans?, s'est il interrogé.
La Russie ne mérite-elle pas également d'être saluée pour l'utilisation de tous les types d'armes afin de massacrer le peuple syrien et détruire sa civilisation. Le régime d'Assad et ses alliés iraniens méritent sûrement d'être salués pour leur mise à mort continuelle du peuple syrien depuis six ans !
Les Nations Unies ont ignoré tous nos appels, ces six dernières années, à protéger le peuple syrien et à juger les auteurs de crimes de guerre. Le monde est debout les bras croisés pendant que le peuple syrien se fait tuer en masse. Même lorsque le régime d'Assad a utilisé des armes chimiques, la Communauté Internationale a détourné le regard.
Décrivant un des enfants tués dans le massacre de Hass, M. Hijab a ajouté : Voyez comment la main démembré d'un enfant tient encore son sac à dos après que son école ait été bombardée. Vous pensez toujours que le régime d'Assad ainsi que ses alliés russe et iranien méritent d'être membres de l'Organisation des Nations Unies qui a été soi-disant fondée pour prévenir les crimes de guerre contre l'humanité et punir les auteurs ?
Cette situation est un véritable test pour l'Organisation des Nations Unies et sa légitimité. L'Organisation des Nations Unies est-elle prête à assumer ses responsabilités morales et juridiques? s'est-il interrogé.

26 octobre 2016 In Coalition News

(26 oct) : Le régime d'Assad et l'aviation russe ont ciblé ce mercredi un ensemble d'écoles et un marché public à Hass (campagne d'Idleb), tuant au moins 26 civils et en blessant des dizaines d'autres, principalement des écoliers et des enseignants. Des bombes à retardement à haut pouvoir explosif ont été utilisées dans les frappes aériennes russes et du régime d'Assad.
La Coalition Nationale Syrienne condamne cet odieux crime contre des écoliers et des civils. Dans un communiqué publié après l'attaque, la Coalition souligne que le ciblage délibéré des civils avec des armes à haut pouvoir explosif vise clairement à tuer le plus de personnes possible ; à provoquer le chaos ; à forcer les civils à fuir la zone ; et à les forcer à accepter des trêves locales en dehors du cadre du processus politique.
La Communauté Internationale, les dirigeants du monde et les membres actifs de l'Organisation des Nations Unies ; continuant d'ignorer ces crimes de guerre ; sont entièrement responsables de cet horrible crime. Cette honteuse attitude risque d'alimenter davantage le conflit et de saper toutes les chances d'une solution politique, ajoute le communiqué.
La Coalition exhorte l'ONU à mener un réexamen complet et réel de ses positions et de ses actions en Syrie après l'élection d'un nouveau secrétaire général.

26 octobre 2016 In Coalition News

(26 oct) : Le Roi Salman Ben Abdul Aziz a réaffirmé le soutien de l'Arabie Saoudite au peuple syrien dans sa lutte pour atteindre ses aspirations à la liberté et à la dignité et à alléger ses souffrances causées par le régime d'Assad et ses alliés.
Le Roi Salman a reçu Riad Hijab, Coordonnateur général du Haut comité des négociations de l'Opposition (HCN), au Palais Al Yammamh mardi, soulignant le soutien de la France pour une solution politique en Syrie en ligne avec le Communiqué de Genève de 2012.
Le Roi saoudien a salué le rôle du HCN dans le processus politique en Syrie, insistant sur la relation fraternelle historique entre l'Arabie Saoudite et la Syrie.
M. Hijab a remercié le Roi saoudien pour la position honorable du Royaume à l'égard de la Syrie et son rôle de premier plan dans le soutien au peuple syrien.
Les deux parties ont discuté des derniers développements en Syrie et de la situation humanitaire qui se détériore dans la plupart des régions, en particulier à Alep en raison des crimes de guerre commis par le régime d'Assad, la Russie, et les milices sectaires soutenues par l'Iran.
M. Hijab a appelé à un soutien accru à l'Armée Libre et aux personnes déplacées.
Les deux parties ont également discuté des Syriens dans le Royaume en ce qui concerne l'éducation, les soins médicaux et l'exemption des frais liés aux visas, aux permis de séjour et aux permis de travail.

25 octobre 2016 In Coalition News

(25 oct) : Yasser Farhan, Membre de l'Organe politique de la Coalition Nationale Syrienne, a appelé les ressortissants syriens détenant une nationalité européenne à porter plainte contre le régime d'Assad pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité que ses forces commettent contre leurs proches en Syrie.
M. Farhan, également Membre de l'Organe juridique de la Coalition, a salué la Fédération internationale des droits de l'Homme et la Ligue des droits de l'Homme pour avoir déposé une plainte contre le régime d'Assad, auxquels s'est joint Obeida Dabbagh ; un Ingénieur franco-syrien vivant en France, frère et oncle de deux disparus franco-syriens.
Les victimes, Mazzen Dabbagh, 57 ans, et son fils Patrick, 22 ans, ont été arrêtés en novembre 2013 par des officiers déclarant appartenir aux puissants et redoutés services de renseignement de l'armée de l'air syriens. Transférés à la prison de Mazzeh, dénoncée comme un centre de tortures du régime, ils n'ont jamais depuis donné signe de vie.
Patrick était âgé de 20 ans et étudiait à la faculté de lettres quand il a été interpellé le 03 novembre 2013 à minuit, à son domicile, par des personnes déclarant appartenir aux services syriens de renseignement. Ces derniers ont indiqué vouloir l'emmener pour l'interroger, sans autre précision. Le père du jeune homme, qui était le Conseiller principal d'éducation de l'Ecole française de Damas, a été arrêté le lendemain, en pleine nuit également, par une dizaine d'hommes armés, lui indiquant qu'il avait « mal éduqué » son fils.
Cette plainte, déposée à Paris au pôle spécialisé sur les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, vise les chefs de « disparitions forcées », « tortures » et « crimes contre l'humanité », a indiqué Me Clémence Bectartre, Coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la FIDH.
« Le régime de Bachar Al Assad n'a pas attendu 2011 pour être épouvantablement répressif (...), mais depuis cette date, c'est bien lui qui se trouvent être à l'origine du maximum d'abominations commises dans le pays », a affirmé lors d'une conférence de presse Me Patrick Baudouin, Président d'honneur de la FIDH, pour qui « la lutte contre l'impunité est une question centrale ».
« En l'absence de possibilité de saisir la Cour pénale internationale des crimes perpétrés en Syrie, il est temps que les autorités judiciaires de pays tiers ouvrent des enquêtes sur les crimes commis par le régime de Bachar Al Assad », a-t-il ajouté.
En France, plusieurs procédures visant le régime de Damas sont ouvertes mais aucune n'a pour l'instant abouti à la désignation d'un juge. La plus emblématique concerne le dossier « César » du nom de cet ex-photographe de la police militaire syrienne qui s'est enfui de Syrie en 2013 en emportant 55.000 photographies effroyables de corps torturés.
Le parquet de Paris a ouvert le 15 septembre une enquête préliminaire, en vertu de « la compétence universelle », pour « crimes contre l'humanité » visant des faits d'enlèvements et de tortures commis par le régime syrien. Mais pour que l'enquête puisse se poursuivre, il faut qu'une des victimes des exactions soit de nationalité française ou qu'un des responsables impliqués habite en France, des critères de compétence difficiles à remplir.

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