31 octobre 2017 In Coalition News

(31 oct) : Le Vice-président de la Coalition Nationale Syrienne, Abdul Rahman Mustafa, a dénoncé mardi le bombardement par le régime d'Assad d'une école dans la ville de Jisreen (banlieue de Damas, Ghouta Est), commettant ainsi un horrible massacre. Au moins sept civils, majoritairement des enfants, ont été tués et beaucoup d'autres blessés dans les bombardements de l'école. Le massacre coïncide avec le lancement d'une nouvelle série de pourparlers dans la capitale kazakh, Astana, dont les négociations précédentes ont abouti à l'accord sur les «zones de désescalade».
M. Mustafa a appelé la Communauté Internationale à assumer ses responsabilités et à mettre un terme aux crimes commis par Assad avec l'aide de la Russie et de l'Iran ; à lever le siège sur Ghouta Est ; et à sauver ses habitants et ses enfants.
Les forces du régime ont également procédé à des bombardements à l'artillerie sur la ville de Misraba, tuant quatre civils, dont deux enfants, et blessant plusieurs civils. Les villes de Harasta, Douma, Ayn Tarma ainsi que le district de Jobar (Est de Damas) ont également été victimes d'attaques similaires. Les secouristes de la Défense civile ont vérifié les dégâts causés par les bombardements et ont évacué les blessés des zones ciblées par les bombardements.
Les organisations non gouvernementales locales à Ghouta Est ont exigé que les garants de l'accord sur les «zones de désescalade» respectent leurs engagements et fassent pression pour que l'aide humanitaire parvienne aux civils pris au piège dans Ghouta Est. Les ONG ont appelé à l'ouverture immédiate de points de passage pour permettre l'entrée de l'aide et l'évacuation médicale pour les personnes gravement malades et blessées.
Les ONG ont également appelé à instaurer un centre médical permanent dans Ghouta Est par le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge arabe syrien pour protéger les civils des bombardements des forces russes et des forces du régime d'Assad. Il est urgent que le centre fournisse les soins de santé nécessaires à des centaines d'enfants qui sont sur le point de mourir de faim et de maladie.

30 octobre 2017 In Coalition News

(30 oct) : Des élections ont eu lieu dans la ville de Harasta (campagne de Damas), tenue par l'Armée Libre, afin d'élire les membres du Conseil provincial sous la supervision du Ministère de l'Administration locale du Gouvernement intérimaire syrien (SIG).
Des organisations de la société civile et des médias locaux ont surveillé les élections auxquelles ont participé divers organes officiels et révolutionnaires ainsi que les habitants de la ville.
Malgré l'assaut brutal lancé par le régime d'Assad et les milices sectaires alliées ainsi que le siège de quatre ans qu'ils imposent sur la région, les habitants de Ghouta Est ont insisté pour réaliser leur rêve d'instaurer un état démocratique qui garantisse la liberté et la dignité pour tous les citoyens.
Un comité électoral a été mis en place pour superviser les élections auxquelles 71 organes électoraux ont participé pour élire 17 membres du Conseil provincial. Au total, 41 membres de l'électorat se sont présentés aux élections.
Selon le GIS, le processus électoral, dans sa troisième partie, s'achèvera dans le reste des districts de la province la semaine prochaine afin d'élire un président du conseil, un vice-président et dix membres du bureau exécutif représentant tous les districts de la campagne de Damas.
Le Conseil local de Harasta (Est de la capitale Damas), a tenu des élections dans la ville avec une large participation des femmes pour la première fois fin août. Jusqu'à 120 femmes ont participé au vote.
La violente campagne menée par le régime d'Assad sur Ghouta Est se poursuit sans relâche. Au moins 14 civils, dont le Journaliste Qais Al Qadi, correspondant de la chaîne de télévision Al Jisr, ont été tués dimanche dans les bombardements du régime sur Ghouta Est. Le Caméraman Omar Al Dimashqi a également été blessé dans l'exercice de ses fonctions.
Les forces du régime d'Assad ont également bombardé un marché populaire dans la ville de Hammouriya, tuant neuf civils, dont des femmes. Trois civils, dont un enfant, ont également été tués par les forces du régime dans la ville de Saqba.
Les forces du régime ont également mené des tirs d'artillerie et de roquettes sur les villes de Douma, Kafarbatna, Ayn Tarma, Hizrima, Housh Aldawahra et Jisreen ainsi que sur le district de Jobar (Est de Damas). Les bombardements ont fait de nombreuses victimes civiles, dont des enfants lorsque des obus d'artillerie ont frappé une école à Kafarbatna. La périphérie du village de Beit Jinn (Ouest de la campagne de Damas) a été la cible d'attentats aux barils.
Samedi, les médecins de Ghouta Est ont appelé la Communauté Internationale et les Amis de la Syrie à tout faire pour ouvrir des couloirs humanitaires dans la zone assiégée et pour permettre l'acheminement de lait et de médicaments pour bébés. En effet, 120 bébés souffrent de malnutrition en raison du manque de nourriture, de médicaments et de préparations pour nourrissons, et 40 enfants sont menacés de mort en raison d'une grave déshydratation.
Les forces du régime d'Assad assiégent plus de 350 000 civils dans une petite zone géographique comprenant environ 20 villes et villages.
La Coalition Nationale Syrienne a appelé la Communauté Internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU, à assumer ses responsabilités face aux continuelles souffrances des civils pris au piège dans Ghouta Est. Des mesures doivent être prises d'urgence pour assurer la levée immédiate du siège sur Ghouta Est et toutes les zones assiégées à travers la Syrie.

28 octobre 2017 In Coalition News

(28 oct) : La Coalition Nationale Syrienne a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à agir en vertu du Chapitre VII des Nations Unies pour que le régime d'Assad soit jugé pour l'utilisation d'armes chimiques à Khan Sheikhoun. Un groupe d'enquêteurs de l'ONU a confirmé que le régime d'Assad est entièrement responsable de l'attaque au gaz sarin sur la ville tenue par les révolutionnaires.
Yasser Farhan, Membre de l'Organe politique de la Coalition, a déclaré que des mesures doivent être prises conformément à l'Article 21 de la Résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour l'application du chapitre VII en cas de non-respect ou d'utilisation d'armes chimiques.
Le régime d'Assad a utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques, des gaz toxiques et prohibés, commettant des crimes de guerre et bombardant des zones civiles en violation de la Convention de Genève et des Résolutions 2118, 2209, 2235 et 2254. Le régime d'Assad n'aurait pas osé commettre ces crimes sans le silence international, indifférent à la vie des civils.
La Russie continue de bloquer la justice internationale et d'utiliser son droit de veto contre toute action du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette attitude de la Russie exige que les Etats membres agissent en dehors du Conseil. Des mesures doivent être prises d'urgence au sein des Nations Unies ou dans le cadre d'une coalition établie en vertu d'un accord spécial, ou prise unilatéralement pour sauver le peuple syrien et les valeurs du monde libre, a souligné M. Farhan.
Les experts de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont tenu le régime d'Assad responsable de l'attaque au gaz sarin du 04 avril sur Khan Cheikhoun, tuant plus de 90 personnes.
« Le responsable de cette attaque sur Khan Cheikhoun est le régime syrien », affirment-ils dans leur rapport présenté jeudi par le Secrétaire général des Nations Unies au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le rapport indique que les experts du JIM (Joint Investigative Mechanism) se sont entretenus avec 17 témoins, en plus des personnes interrogées par la Mission d'enquête de l'OIAC, et ont recueilli et examiné des documents que l'OIAC n'avait pas. Les experts ont également obtenu des informations substantielles sur les activités de l'armée de l'air syrienne le 04 avril.
Les experts ont déterminé que le sarin avait été libéré d'un cratère dans la partie Nord de Khan Cheikhoun entre 6 h 30 et 7 h le 04 avril.
Les experts se sont concentrés sur l'observation des images satellites du site et des vidéos amateurs, des photos, des témoignages – recueillis à distance –, et sur l'analyse des plans de vol de l'armée syrienne et des informations du système d'alerte précoce, mis au point par l'opposition, et capable de prévenir d'un bombardement imminent. Ces données ne leur laissent aucun doute.
« Un avion a largué une bombe entre 6 h 30 et 7 heures du matin, et l'aviation syrienne était en vol aux encablures de Khan Cheikhoun à cet horaire », écrivent-ils. Les plans de vol – retranscrits à la main et transmis par les autorités syriennes – corroborent les temps de vol des Soukhoï-22 incriminés dans l'attaque, mais pas les cibles.

27 octobre 2017 In Coalition News

(27 oct) : La Coalition Nationale Syrienne a appelé la Turquie, garant de l'accord sur les « zones de désescalade », à intensifier ses efforts contre les attaques des forces russes et iraniennes contre les civils syriens à Deir El Zor, la campagne d'Alep, Ghouta Est et Ghouta Ouest (campagne de Damas).
L'Organe politique de la Coalition s'est entretenu avec une délégation du Ministère turc des Affaires étrangères comprenant le Vice-ministre adjoint des Affaires étrangères Sedat Ünal et la Responsable turque du dossier syrien Ayşe Can Karabetri.
La délégation turque a souligné que la Turquie travaille à assurer la protection des civils syriens, à libérer les détenus, à lever les sièges et à maintenir le calme à Idleb pour la prochaine réunion d'Astana.
La délégation a réaffirmé le plein soutien de la Turquie à la Coalition et au Haut Comité des négociations de l'Opposition (HCN) au prochain cycle de négociations à Genève. La délégation a souligné l'importance pour l'Opposition de s'unir derrière les principes directeurs de la Révolution afin de parvenir à une pleine transition politique en Syrie.
La délégation turque a également souligné l'importance de la coopération entre la Turquie et la Coalition et ses institutions, en particulier le Gouvernement intérimaire syrien (GIS) à l'intérieur du territoire syrien. A Idleb, la Turquie vise à établir des points militaires pour surveiller l'accord sur les « zones de désescalade ». La Turquie rappelle l'importance de la coopération avec la Coalition et l'Armée Libre.
Pour sa part, l'Organe politique de la Coalition a souligné que mettre les passages frontaliers sous la gestion du GIS est une étape clé pour renforcer la supervision gouvernementale des dossiers souverains dans les zones libérées. L'Organe a appelé la Turquie à intervenir pour mettre un terme aux bombardements de civils par la Russie et les milices alliées d'Assad et pour libérer les détenus dans les prisons du régime d'Assad.
L'Organe a déclaré que la Coalition continue de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour activer le travail de ses départements et institutions et renforcer sa présence en Syrie. Rappelons que l'Organe a déjà tenu une réunion à l'intérieur de la Syrie et cherche à tenir d'autres réunions similaires pour atteindre les organes et les conseils locaux et offrir des services à la population civile dans les zones libérées.

26 octobre 2017 In Coalition News

(26 oct) : Abdel Rahman Mustafa, Vice-président de la Coalition Nationale Syrienne, a déclaré que la mise en place d'une gestion unifiée par le Gouvernement intérimaire syrien (GIS) des passages frontaliers du Bouclier de l'Euphrate est une étape positive vers la construction de la nouvelle Syrie et l'institutionnalisation de l'Etat.
M. Mustafa a souligné que les revenus issus des passages seraient rassemblés dans un trésor et mis à la disposition du GIS. Cette unification est particulièrement importante pour les efforts visant à atteindre une plus grande unité parmi l'Opposition à d'autres niveaux.
Les revenus provenant des passages seront distribués de manière juste et équitable entre le GIS, les conseils locaux et l'Armée Libre et seront utilisés pour développer des projets de services et de développement pour le peuple syrien.
La Coalition Nationale Syrienne a souligné l'accord sur la gestion unifiée des postes frontières et la fusion des groupes de l'Armée Libre, conclu mardi 24 octobre, représente une étape importante et positive vers la construction d'une nouvelle Syrie et d'un État fondé sur la primauté du droit et les institutions.
En vertu de l'accord, les points de passage frontaliers dans les zones contrôlées par les groupes de l'Armée Libre Bouclier de l'Euphrate seront placés sous un système de gestion unifiée sous l'autorité du GIS. L'accord a mis en avant un plan en deux phases pour la fusion des groupes de l'Armée Libre en une armée nationale composée de corps, de divisions et de brigades. Cet accord est une étape importante et nécessaire pour la construction d'une véritable armée nationale.
La Coalition appelle toutes les forces de la Révolution syrienne et les Amis du peuple syrien à soutenir cet accord et à veiller à ce que tous ses éléments soient mis en œuvre conformément au plan convenu.
L'accord a été conclu à l'issue d'importantes réunions réunissant le Vice-président de la Coalition Nationale Syrienne Abdulrahman Mustafa, des représentants du Gouvernement intérimaire syrien (GIS), des responsables du Ministère de la Défense du GIS, des commandants des groupes de l'Armée Libre et des représentants du Gouvernement turc.

25 octobre 2017 In Coalition News

(25 oct) : La Coalition Nationale Syrienne condamne fermement l'utilisation par la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU mardi, empêchant le renouvellement du mandat du Mécanisme conjoint d'enquête (JIM) de l'Organisation des Nations Unies pour l'Interdiction des armes chimiques, et cela un jour avant que le Mécanisme ne publie ses conclusions sur les attaques chimiques en Syrie.
Il s'agit de la neuvième fois que la Russie utilise son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, entravant ainsi toute action internationale contre la Syrie et empêchant de juger les responsables. L'attitude russe risque d'ouvrir la porte à un monde dans lequel les criminels de guerre commettent des crimes sans craindre les conséquences.
Le veto russe visant à entraver les efforts du JIM est une reconnaissance tacite de la responsabilité totale et directe d'Assad dans l'utilisation des armes chimiques en Syrie. À chaque fois la Russie utilise son veto pour protéger le régime d'Assad et lui donner davantage de temps pour tuer et déplacer les civils syriens.
La pleine implication de la Russie dans la situation actuelle doit pousser les autres membres de la Communauté Internationale à agir et assumer leurs responsabilités pour maintenir la paix et la sécurité internationales et libérer le peuple syrien et le monde du régime terroriste d'Assad qui a longtemps gouverné le peuple syrien par la force et les armes.

25 octobre 2017 In Coalition News

(25 oct) : Nizar Haraki, Ambassadeur de la Coalition Nationale Syrienne au Qatar, a rejeté les tentatives de certains membres de la Communauté Internationale de dépeindre la situation en Syrie comme une guerre civile. Ce qui se passe en Syrie est une agression flagrante et un assassinat systématique commis par Bachar Al Assad et ses alliés contre le peuple syrien depuis près de sept ans.
Lors d'un sit-in en solidarité avec le peuple de Deir El Zor, M. Haraki a déclaré que les crimes commis à Deir El Zor sont une honte pour l'humanité, d'autant plus que la coalition internationale anti-État Islamique (EI) est impliquée dans la destruction de la région. Tous les Syriens sont du côté des civils de Deir El Zor. Il est nécessaire de les soutenir et de les défendre.
Les Syriens à l'étranger ne doivent ménager aucun effort pour soutenir et aider notre peuple à l'intérieur, a déclaré M. Haraki. Les horribles crimes qui se déroulent à Deir El Zor ne sont pas les premiers de leur genre. Il est nécessaire de confronter les plans d'Assad et d'éradiquer le Groupe extrémiste EI une bonne fois pour toutes.
Akram Tomeh, Chef adjoint du Gouvernement intérimaire syrien (GIS) basé dans la Ghouta Est assiégée, s'est entretenu avec les participants au sit-in par chat vidéo. La ville de Deir El Zor a subi les pires crimes de l'histoire de la Révolution ; notamment des meurtres, des assauts, la famine et le ciblage des infrastructures.
L'Ambassade syrienne à Doha a organisé mardi un sit-in en solidarité avec les civils de Deir El Zor et pour rendre hommage aux civils tués et blessés dans l'horrible campagne menée par les forces du régime d'Assad sur la province.
Le sit-in a été suivi par un grand nombre de membres de la Communauté syrienne de Doha qui se sont rassemblés pour manifester leur soutien à leurs frères de Deir El Zor.

24 octobre 2017 In Coalition News

(24 oct) : Nasr Hariri, Chef de la délégation du Haut Comité des négociations (HCN) à Genève, a déclaré que la survie de Bachar Al Assad entrave la solution politique en Syrie, soulignant que l'Opposition syrienne est capable de mener à bien la transition politique en Syrie.
M. Hariri, qui se rend aux Etats-Unis pour s'entretenir avec des responsables du Congrès américain et de l'Administration du Président Donald Trump, a précisé que sa visite comptera plusieurs Etats, notamment New York et Washington D.C.
La visite vise, entre autres, à atteindre la Communauté syrienne et les organisations de la société civile syrienne aux États-Unis. M. Hariri participera à une conférence les 26 et 27 octobre organisée par un groupe d'organisations syriennes et à laquelle participera la Communauté syrienne aux États-Unis.
La guerre contre le terrorisme ainsi que la situation dans les provinces de Raqqa, Idleb et Deir El Zor dominent actuellement la scène syrienne, a déploré M. Hariri. En plus de ces questions clés, nous discuterons également de la domination russe sur les efforts pour parvenir à une solution et des derniers développements en Syrie avec l'Administration américaine.
Nous allons également discuter des initiatives russes visant à créer une voie alternative au processus de Genève, aux résolutions de l'ONU et au processus de transition politique.
Nous informerons l'Administration américaine qu'il existe une véritable opposition capable de mener à bien la transition politique en Syrie, a déclaré M. Hariri.
La bataille avec le régime d'Assad est purement politique. Prendre les armes était nécessaire pour protéger les civils. Nous espérons un cessez-le-feu complet pour parvenir à une solution politique conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ; répondre aux aspirations du peuple syrien à la liberté ; parvenir à une transition politique dans laquelle Bachar Al Assad n'a pas de rôle à jouer ; et juger Assad.
La survie de Bachar Al Assad au pouvoir va entraver la lutte contre le terrorisme et d'autres grands projets. Cela risque également de saper les efforts pour instaurer une transition politique, restaurer la paix et la stabilité dans la région et rouvrir les institutions syriennes, a déclaré M. Hariri.

23 octobre 2017 In Coalition News

(23 oct) : La Coalition Nationale Syrienne a déclaré que la Communauté Internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU, a le devoir d'assumer ses responsabilités, de mettre fin aux souffrances des civils dans la région et de prendre des mesures pour lever immédiatement le siège sur Ghouta Est et sur toutes les autres zones assiégées en Syrie.
Dans un communiqué de presse publié lundi, la Coalition a rappelé que cela fait maintenant près de quatre ans que les habitants de Ghouta Est (campagne de Damas) sont assiégés par le régime d'Assad et les milices terroristes iraniennes, vivant dans d'intenses souffrances et dans des conditions extrêmes. Ce crime contre l'humanité se poursuit à la vue du monde entier. Leur souffrance est encore accrue par les continuels et incessants tirs à l'artillerie et les bombardements aériens menés principalement par l'aviation russe.
Des militants syriens ont lancé la campagne médiatique « Assad is besieging eastern Ghouta » sur les réseaux sociaux pour attirer l'attention du monde sur les souffrances d'environ un demi-million de personnes, principalement des femmes et des enfants.
Des activistes et des professionnels médiatiques de Ghouta Est ont participé à la campagne avec de nombreux militants dans et hors de la Syrie. La campagne vise à attirer l'attention du monde sur la tragédie qui se déroule à Ghouta Est suite au siège imposé par les forces d'Assad et ses alliés sur la région depuis 2013.
Dans un communiqué publié lundi, les organisateurs de la campagne ont déclaré que l'accord sur les zones de désescalade, entré en vigueur il y a environ trois mois, prévoit l'ouverture de routes commerciales et la livraison d'aide à Ghouta Est. Cependant, aucune de ces dispositions n'a encore été mise en œuvre ; le régime d'Assad n'a ouvert aucun passage et ne permet pas aux patients et aux blessés de sortir pour être soignés.
Le régime d'Assad assiége encore plus de 350 000 civils, dont des milliers d'enfants, dans Ghouta Est, les privant ainsi de nourriture, de fournitures médicales et d'autres nécessités de base.
Le communiqué appelle à activer tous les moyens civils, médiatiques et diplomatiques pour lever le siège de Ghouta Est, isolé du monde extérieur depuis plus de 1850 jours par le régime d'Assad.
Le Docteur Yahia Abu Yahya, qui travaille dans le Centre médical de Hakeem dans la région, a déclaré que les 11 antennes du Centre à Ghouta Est ont accueilli 9700 enfants ces trois derniers mois. On compte 80 enfants souffrant de malnutrition sévère et 200 autres souffrant de malnutrition aiguë modérée.
De plus, 4000 enfants ont un besoin urgent en micronutriments, faisant état d'un indicateur très dangereux.
La population locale de Ghouta Est souffre d'une faim extrême et traverse les jours les plus terribles depuis le début du siège. Le revenu moyen d'une famille dans la région est d'environ 50 dollars, tandis que le taux de chômage est de 70% et le taux d'inflation a atteint 900% par rapport à l'année dernière.
Selon le Bureau de Coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies, le dernier convoi humanitaire contenant de la nourriture, des médicaments et d'autres fournitures est entré le 23 septembre dans seulement trois villes de Ghouta Est.

21 octobre 2017 In Coalition News

(21 oct) : Un enfant a été tué et d'autres blessés dans le bombardement aux roquettes par les forces du régime sur la campagne de Damas, et cela malgré le cessez-le-feu signé par le régime d'Assad et parrainé par la Russie.
Les activistes ont déclaré que les forces du régime ont effectué des tirs aux roquettes et à l'artillerie sur le district de Jobar (Est de Damas), ainsi que sur Ayn Tarma, Kafarbatna et la banlieue de Hawsh Al Dawahra (Ghoute Est).
Les habitants ont déclaré que les bombardements ont blessé des dizaines de civils et détruit des bâtiments et l'infrastructure. Les dirigeants des Conseils locaux ont déclaré que la Russie porte l'entière responsabilité des attaques, soulignant qu'elle est obligée de stopper le régime d'Assad et de le forcer à cesser les hostilités dans la région.
Le Réseau syrien pour les droits de l'Homme (SNHR) a indiqué plus tôt avoir documenté la mort de 912 civils dans les attaques aériennes du régime d'Assad et des forces russes en septembre.
Dans un rapport publié début octobre, le Réseau a indiqué que 498 civils ont été tués par le régime d'Assad, dont 101 enfants et 83 femmes, en septembre. On compte également 33 personnes tuées sous la torture.
Lors de téléconférences entre l'Organe politique de la Coalition Nationale Syrienne et les dirigeants des Conseils locaux de Damas et sa banlieue, les dirigeants ont souligné que le régime d'Assad continue d'assiéger la population civile afin de l'affamer et de l'obliger à se rendre.
La Coalition a souligné la nécessité pour l'Organisation des Nations Unies de travailler de toute urgence pour traduire en justice les auteurs de crimes de guerre en Syrie ; protéger les civils ; et mettre un terme aux atrocités du régime d'Assad contre les civils sans défense.

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