1 juin 2017 In Coalition News

(01 juin) : Riad Seif, Président de la Coalition Nationale Syrienne, s'est entretenu jeudi avec Jean-Louis De Brouwer, Directeur des Opérations humanitaires et de Protection civile au siège de l'Union Européenne à Bruxelles. M. Seif est accompagné du Chef du Gouvernement intérimaire syrien Jawad Abu Hatab et de membres de l'Organe politique de la Coalition.
M. Seif a souligné que les déplacements forcés de masse menés par les forces du régime d'Assad visant à changer le paysage démographique en Syrie constituent un crime de guerre en vertu du droit international. Il a souligné la nécessité de prendre des mesures concrètes et urgentes pour assurer le retour en toute sécurité des personnes déplacées dans leurs villes et villages.
M. Seif a mis en garde contre une catastrophe humanitaire avec l'opération en cours de l'Etat Islamique pour capturer Raqqa, soulignant que la lutte contre le terrorisme n'aboutira qu'en éliminant sa cause, à savoir le régime d'Assad.
Pour sa part, M. De Brouwer a réaffirmé l'importance de coopérer avec la Coalition et le Gouvernement intérimaire syrien dans la phase suivante, soulignant la nécessité de réunions fréquentes entre les deux parties.
En plus de MM Seif et Abu Hatab, la délégation de la Coalition comprend les Membres de l'Organe politique Anas Abdah, Hadi Bahra et Haws Khalil, ainsi que la Membre de l'Assemblée générale Ruba Haboush.
M. Seif doit rencontrer vendredi la Chef de la Politique étrangère de l'UE, Federica Mogherini, pour discuter de la situation en Syrie et du soutien de l'UE à l'Opposition et au Gouvernement intérimaire syrien.

1 juin 2017 In Coalition News

(01 juin) : Nasr Hariri, Chef de la délégation du Haut comité des négociations de l'Opposition (HNC) à Genève, a déclaré que l'Opposition syrienne teste les véritables intentions et la conviction de la Russie pour un règlement politique conforme au Communiqué de Genève 2012 et aux Résolutions 2218 et 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Dans une interview au journal Al Sharq Al Awsat publiée jeudi, M. Hariri a déclaré que l'Opposition ne peut accepter l'Iran comme un État garant pour l'accord récemment signé sur les zones de désescalade dans la capitale du Kazakhstan, Astana.
En effet, l'Iran ne peut pas être considéré comme un État garant, étant donné qu'il a longtemps aidé et encouragé le régime dans sa destruction, ses déplacements forcés de masse et son affamement du peuple syrien, a-t-il souligné.
Le régime d'Assad n'est pas sérieux pour l'ensemble du processus de négociations. Le régime d'Assad continue d'exister en vertu des principaux états internationaux et régionaux et à cause du continuel silence de la Communauté Internationale et de son incapacité à faire pression sur le régime.
Alors que le conflit entre dans sa septième année ; il n'y a pas d'armée, ni de forces de sécurité, ni d'état, ni d'institutions. Le régime d'Assad ne contrôle que 22% du territoire syrien.
L'Iran, qui a envoyé des dizaines de milliers de combattants pour soutenir le régime d'Assad dans sa guerre contre le peuple syrien, s'est rendu partenaire dans les crimes du régime. M. Hariri a souligné que les politiques menées par l'Iran en Syrie risquent d'alimenter les tensions et d'accroître les divisions entre les Syriens et, surtout, d'alimenter le terrorisme.
Les victoires de l'Armée Libre contre le Groupe extrémiste Etat Islamique (EI) ne sont pas dans l'intérêt du régime d'Assad. Toute avancée de l'Armée Libre contre l'EI représente une victoire sur les forces du régime et ses alliés.
De plus, toute victoire des groupes de l'Armée Libre contre l'EI exposera le régime d'Assad qui tente de se poser comme la seule force de lutte contre le terrorisme en Syrie. M. Hariri a souligné l'importance des batailles menées par l'Armée Libre contre l'EI dans le bassin de Yarmouk dans le Sud de la Syrie, près de la frontière irakienne et dans le Nord-Est de la Syrie.
Le Chef des négociations de l'Opposition syrienne a sévèrement critiqué les pseudos forces démocratiques syriennes (FDS) qui sont contrôlées par le Parti de l'Union démocratique (PYD).
Les unités des FDS sont des forces terroristes, pour l'Opposition syrienne elles ne sont pas différentes de l'EI, a déclaré M. Hariri. Ces milices ont commis de nombreuses violations et des crimes contre le peuple syrien ; dont la torture, les meurtres, les déplacements forcés de masse et la confiscation des biens et des terres.
M. Hariri a appelé la Communauté Internationale à soutenir une force libre nationale sur le territoire syrien acceptable pour le peuple syrien, qui serve ses aspirations et libère ses terres.
Toute avancée des FDS contre l'EI ne sera pas définitive et n'ouvrira pas la voie à une solution politique durable, a déclaré M. Hariri. Le succès des FDS ne va pas satisfaire les aspirations des Syriens, car ces milices servent les intérêts du PKK, et non ceux du peuple syrien.

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