31 mai 2018 In Coalition News

(31 mai) : Des responsables de la Coalition Nationale Syrienne se sont entretenus jeudi avec une délégation du Bureau des Affaires étrangères britannique. Les deux parties ont discuté des derniers développements sur le terrain en Syrie, des violations commises par le régime d'Assad contre les civils et des obstacles empêchant le retour des personnes déplacées et des réfugiés chez eux.
La réunion a également discuté des derniers développements du processus politique et du rôle important de la Coalition sur la scène politique ainsi qu'au sein de la Commission syrienne des négociations. Les deux parties ont également discuté du plan d'action de la Coalition pour la prochaine phase, notamment des moyens d'intensifier les efforts dans les zones libérées et d'activer le rôle de ses institutions dans les services aux populations civiles, en particulier aux personnes déplacées.
Dima Moussa, Vice-présidente de la Coalition, a souligné qu'une solution politique en Syrie n'aboutira pas sans une supervisons totale des Nations Unies et l'application des résolutions internationales sur la Syrie, notamment le Communiqué de Genève de 2012 et la Résolution 2254 du Conseil de sécurité. Elle a également souligné la nécessité de parvenir à une transition politique complète sans Bachar Al Assad et sa clique, responsables de milliers de crimes de guerre.
Nous continuons de croire qu'une solution en Syrie est une solution politique et à travers les Nations Unies, conformément aux résolutions internationales, a déclaré Mme Moussa. Elle a souligné le rôle important des pays alliés et amis dans le soutien de cette voie, ainsi que dans le soutien de l'Opposition et de la Coalition de manière à servir le but du processus politique, à savoir répondre aux exigences du peuple syrien à la liberté et la dignité.
Mme Moussa a déploré les conditions de vie tragiques de ceux qui ont été récemment déplacés. Le régime d'Assad, avec l'aide de ses alliés, continue les massacres et les déplacements forcés de masse de la population. Le régime d'Assad continue de détenir des Syriens dans des cachots souterrains, leur sort demeurant inconnu.
Mme Moussa a appelé à empêcher la mise en œuvre de la Loi n°10 récemment adoptée par le régime d'Assad visant à consolider les déplacements forcés de masse et les changements démographiques en empêchant les réfugiés de retourner chez eux. Elle a souligné la nécessité de soulever la question au niveau international.

31 mai 2018 In Coalition News

(30 mai) : Les manifestations exigeant que les milices du Parti de l'Union Démocratique (PYD) se retirent de la ville se sont poursuivies mardi pour la deuxième journée. Abdul Rahman Moustafa, Président de la Coalition Nationale Syrienne, a rappelé que les Syriens n'accepteront pas la tyrannie ou les organisations terroristes.
La campagne médiatique « Raqqa is Being Slaughtered Silently » a déclaré mercredi que les manifestations anti-PYD se sont poursuivies mardi, ajoutant qu'elles appellent à la fin des arrestations arbitraires et du recrutement forcé, et au retrait immédiat de la milice du PYD de la ville.
Les plus grandes manifestations, qui ont eu lieu dans les quartiers de Mushallab et Al Saqia, ont été attaquées par la milice du PYD, selon une campagne médiatique qui a ajouté que la milice du PYD a arrêté au moins quatre manifestants.
Les personnes libres n'accepteront pas la tyrannie ou la domination des organisations terroristes après s'être révoltées contre le terrorisme d'Assad, a déclaré M. Moustafa dans des commentaires postés sur Twitter. Notre peuple libre n'acceptera pas que le régime d'Assad soit remplacé par une autre forme de terrorisme. Il a noté que les violations commises par les milices du PYD sont aussi graves que celles commises par le régime d'Assad.
M. Moustafa a salué les manifestants à Raqqa, Deir El Zor et Hassakeh appelant au retrait des milices du PYD de leurs zones.
La Coalition a souligné que la milice du PYD copie les mêmes politiques répressives que le régime d'Assad poursuit pour terroriser et intimider le peuple syrien.
La Coalition a condamné les crimes et les violations commis par les milices du PYD, appelant à cesser immédiatement et complètement toutes les formes de soutien à la milice. la Coalition a dénoncé l'attitude de certains pays face à la menace terroriste que représente la milice du PYD.
Les manifestations se sont poursuivies dans les zones contrôlées par les milices du PYD en réponse aux campagnes d'arrestations de masse visant à recruter de force les jeunes hommes qui ont provoqué la colère populaire parmi les habitants de Raqqa et Hassakeh et ont provoqué des affrontements entre les habitants locaux et la milice du PYD.

30 mai 2018 In Coalition News

(29 mai) : Le Gouvernement syrien adopte des lois qui lui permettront de saisir des propriétés privées, de déplacer des résidents et de décourager le retour des réfugiés, accuse Human Rights Watch (HRW) dans un nouveau rapport publié mardi.
HRW a souligné que la nouvelle loi sur l'expropriation en Syrie contrevenait aux normes internationales et favorisait « l'expulsion de force » en ciblant particulièrement les millions de Syriens ayant dû fuir en raison du conflit.
Cette loi controversée, connue sous le nom de Loi n°10, permet au Gouvernement syrien de saisir des propriétés privées pour les besoins de projets immobiliers, en échange d'actions dans ces programmes. Les personnes délogées courent toutefois le risque de ne bénéficier d'aucune contrepartie si elles sont dans l'incapacité de prouver leur droit de propriété dans les 30 jours suivant le lancement officiel du projet urbain.
La Loi n°10 « affecte le droit de propriété sans procédure équitable ni indemnisation, ce qui équivaut à une expulsion forcée », a dénoncé HRW dans une étude, en jugeant qu'il contrevenait au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Pidesc), adopté en 1966. Le Pidesc stipule que toute loi sur la propriété doit prévoir une consultation des personnes affectées par le texte légal, l'envoi d'un préavis à l'adresse des propriétaires et la mise en place d'une procédure de recours juridique. « Le délai imparti de 30 jours (...), ainsi que la procédure d'appel qui n'empêche pas l'expulsion avant que la cour n'émette son jugement, ne sont pas conformes à ces exigences », a souligné l'ONG basée à New York.
« L'incapacité des réfugiés affiliés à des groupes opposés au gouvernement à déposer leur plainte signifie qu'il n'y a aucune possibilité de véritable consultation », a-t-elle encore averti. La guerre qui ravage la Syrie depuis sept ans a forcé plus de cinq millions de personnes à fuir à l'étranger, et fait six autres millions de déplacés à l'intérieur des frontières du pays. Ce sont ces familles qui sont les plus exposées à une perte potentielle de leurs biens, car nombreux sont ceux ne disposant plus des papiers concernés, voire des ressources juridiques et financières nécessaires pour faire appel. La Loi constitue par conséquent « un obstacle important » à leur retour, a fait valoir HRW.
Il « vient s'ajouter à un arsenal de lois sur l'urbanisme adopté par le Gouvernement syrien et dont il s'est servi pour confisquer des biens sans procédure équitable ni compensation », a déclaré Lama Fakih, directrice-adjointe pour le Moyen-Orient. « Les pays et bailleurs de fonds soutenant la reconstruction en Syrie ont la responsabilité de tenir compte des retombées de cette loi sur le retour de millions de Syriens déplacés », a-t-elle ajouté.
La Coalition Nationale Syrienne a déclaré que le processus de reconstruction ne devait avoir lieu qu'après le retour des personnes déplacées et la réalisation d'une transition politique globale. Les remarques ont été faites lors d'un atelier organisé en coopération avec l'organisation Day After.
La Coalition, lors d'un atelier organisé en coopération avec l'Organisation Day After, a averti que la nouvelle loi visait à consolider les déplacements forcés de masse et les opérations de changement démographique. Dans une lettre adressée aux dirigeants des pays amis, au Conseil de coopération du Golfe et à la Ligue arabe, la Coalition a souligné les graves conséquences de la loi, ajoutant qu'elle sert les plans de l'Iran pour consolider son influence en Syrie.

28 mai 2018 In Coalition News

(28 mai) : Abdul Rahman Moustafa, Président de la Coalition Nationale Syrienne, s'est entretenu avec l'Envoyé spécial néerlandais pour la Syrie, Gerard Steeghs. Ils ont échangé sur les crimes de guerre commis par le régime d'Assad et les milices terroristes iraniennes contre les civils en Syrie.
Les deux parties ont souligné la nécessité d'œuvrer pour une solution politique conformément au Communiqué de Genève de 2012 et à la Résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies et de parvenir à une transition politique globale en Syrie.
M. Moustafa a dénoncé le statut accordé au régime d'Assad à la Conférence du désarmement des armes chimiques et nucléaires soutenue par l'ONU. En effet, le régime d'Assad va présider la Conférence du désarmement. Cela est un choc pour la conscience de l'humanité et une trahison pour les victimes des attaques chimiques d'Assad.
M. Moustafa a mis en garde contre les graves conséquences de la Loi n°10 récemment adoptée par le régime d'Assad, qui permet au régime de confisquer les biens des réfugiés syriens et des personnes déplacées dans le but de modifier la démographie des zones détruites. Une telle mesure empêchera le retour des réfugiés chez eux.
Cette mesure vise à conférer une légitimité au déplacement forcé de masse mené par le régime d'Assad et ses alliés russes et iraniens dans diverses régions en Syrie. Ces actes constituent des crimes de guerre punissables en vertu du droit international, a-t-il précisé.
M. Moustafa a appelé à protéger les civils dans la province d'Idleb, qui est devenue densément peuplée surtout après l'arrivée d'un grand nombre de personnes déplacées d'autres parties de la Syrie.
Une aide humanitaire doit être assurée et acheminée de toute urgence aux personnes déplacées; un grand nombre de civils, principalement des enfants et des femmes, ne disposent pas d'abris adéquats ou de nourriture.
La Coalition travaille à fournir des services à la population locale dans les zones libérées grâce au Gouvernement intérimaire syrien (SIG) et l'Unité de coordination de l'aide (UCA), a souligné M. Moustafa. Il a ajouté que la Coalition continue de travailler à la formation de conseils locaux pour assurer une représentation réelle et adéquate des communautés locales.

26 mai 2018 In Coalition News

(26 mai) : La Coalition Nationale Syrienne dénonce le statut accordé au régime d'Assad à la Conférence du désarmement des armes chimiques et nucléaires soutenue par l'ONU. En effet, le régime d'Assad va présider la Conférence du désarmement. Cela est « un choc pour la conscience de l'humanité et une trahison pour les victimes de ces attaques chimiques ».
Dans une lettre adressée samedi à 18 pays; États-Unis, Grande-Bretagne, Turquie, Allemagne, France, Canada, Japon, Italie, Espagne, Suède, Norvège, Pays-Bas, Belgique, Australie, Suisse, Finlande, Nouvelle-Zélande et Ukraine; Abdul Rahman Moustafa, Président de la Coalition, a appelé à boycotter la Conférence durant les quatre semaines de la présidence d'Assad.
M. Moustafa a souligné que permettre au régime d'Assad de présider une telle conférence va miner la crédibilité de l'ONU et l'intégrité du cadre de désarmement. L'utilisation par le régime d'Assad d'armes chimiques et non conventionnelles meurtrières et sa poursuite illégale d'utilisation d'armes nucléaires constituent une violation de ses obligations de désarmement et vont à l'encontre des objectifs et des principes fondamentaux de la Conférence du désarmement.
Le régime d'Assad a violé de manière flagrante la convention sur les armes chimiques et les résolutions du Conseil de sécurité. Cela a été documenté par le Mécanisme conjoint d'investigation OIAC-ONU dans son rapport soumis au Conseil de sécurité de l'ONU le 25 octobre 2017. Ce régime a gazé le peuple syrien le 21 août 2013 pour la première fois, et dernièrement le 07 avril 2018.
Le fait que le régime syrien de Bashar Al Assad préside la Conférence du désarmement chimique et nucléaire revient à mettre un violeur en série (Jack l'Éventreur) en charge d'un refuge pour femmes, souligne la lettre, comme l'a déclaré M. Hillel Neuer Directeur exécutif de United National Watch.
Nous comptons sur nos amis pour tout faire pour mettre un terme aux souffrances du peuple syrien, juger les auteurs et satisfaire les exigences des Syriens de liberté, de dignité et de justice, a ajouté M. Moustafa.
La Conférence du désarmement a été créée en 1979 lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies. Elle regroupe actuellement 65 États membres des Nations Unies, d'autres membres étant périodiquement invités à participer à ses travaux.

26 mai 2018 In Coalition News

(26 mai) : La Coalition Nationale Syrienne condamne fermement l'assassinat de volontaires de la Défense civile dans la province d'Alep par des hommes armés inconnus, soulignant qu'attaquer les volontaires de la Défense civile revient à attaquer un médecin.
Des hommes armés inconnus ont attaqué un centre de la Défense civile dans la ville Tal Hadiyah (campagne d'Alep) à l'aube aujourd'hui, tuant quatre volontaires et en blessant trois autres avant de s'enfuir.
Des témoins oculaires ont rapporté que des hommes armés non identifiés circulant dans un camion ont attaqué le centre de la Défense civile de la ville située près de la ville de Hadir (campagne Sud d'Alep).
Les activistes ont souligné que les hommes armés ont également volé tout l'équipement du centre, les véhicules et les téléphones portables des volontaires tués.
Les autorités concernées ont le devoir de poursuivre les criminels et de les traduire en justice le plus tôt possible, ajoute la Coalition, soulignant qu'attaquer les volontaires qui affrontent la mort pour sauver des civils équivaut à attaquer des civils innocents partout dans le monde.
L'année dernière une attaque similaire a visé des volontaires de la Défense civile, également connus sous le nom de Casques blancs, dans la ville de Sarmin (campagne Est d'Idlib). Les assaillants ont abattu tous les volontaires à l'intérieur du centre et ont volé du matériel avant de s'enfuir.
Les Casques blancs sont apparus en 2012 pour aider les victimes des attaques du régime d'Assad dans les zones civiles. L'organisation a reçu plusieurs prix internationaux et a été nominée par des militants étrangers et syriens pour le prix Nobel 2016.
Le groupe de volontaires, qui a été officiellement fondé en octobre 2014, compte 150 centres répartis dans toutes les zones libérées en Syrie. Il effectue des opérations de recherche et de secours de sous les décombres des bâtiments bombardés et éteint les incendies causés par le régime d'Assad et les attaques de ses alliés.

25 mai 2018 In Coalition News

(24 mai) : Abdul Rahman Moustafa, Président de la Coalition Nationale Syrienne, s'est entretenu jeudi avec le Ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, dans la capitale turque Ankara. Les deux parties ont discuté des derniers développements politiques et sur le terrain en Syrie.
M. Moustafa a souligné la forte relation avec la Turquie qui repose sur le soutien continu à la Coalition et à ses institutions, en particulier le Gouvernement intérimaire syrien (GIS), soulignant l'importance de l'autonomisation du GIS dans les zones libérées.
M. Moustafa a également souligné la nécessité de consolider le cessez-le-feu et de relancer le processus de négociations à Genève afin de parvenir à une pleine transition politique conformément au Communiqué de Genève de 2012 et à la Résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il a également appelé à exhorter la Russie à forcer le régime d'Assad à s'engager sérieusement dans le processus politique.
M. Moustafa a souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs de crimes de guerre en Syrie, dont Bachar Al Assad et sa clique, surtout après qu'il ait été reconnu responsable de l'utilisation répétée d'armes chimiques et d'autres armes internationalement interdites, des massacres et des déplacements de millions de Syriens.
M. Moustafa a remercié le Gouvernement et le peuple turcs pour leurs efforts visant à soulager les souffrances du peuple syrien depuis 2011. Le régime d'Assad poursuit ses crimes dans le but de s'accrocher au pouvoir, refusant de s'engager dans une transition pacifique et insistant pour une solution militaire sanglante.

25 mai 2018 In Coalition News

(24 mai) : Ces derniers jours, les milices du Parti de l'Union démocratique (PYD) ont multiplié les violations contre les civils et les personnes déplacées dans les zones sous son contrôle. La Coalition Nationale Syrienne condamne fermement ces violations; notamment le meurtre, les arrestations arbitraires et la torture de civils. La milice du PYD copie les politiques répressives du régime d'Assad afin d'intimider et de terroriser les civils syriens.
Dans un communiqué publié mercredi, la Coalition a appelé à cesser complètement et immédiatement toute forme de soutien à la milice du PYD, dénonçant l'attitude de certains pays face à la menace terroriste que représentent ces milices.
La Coalition a rappelé condamner les violations, enlèvements et intimidations de la population civile, faisant part de sa pleine solidarité avec les habitants et les personnes déplacées internes qui se sont mis en grève générale à Manbij pour protester contre ces violations.
La milice du PYD a répondu à la grève en ouvrant le feu sur les magasins fermés, un acte qui rappelle les tentatives du régime d'Assad de réprimer le soulèvement populaire à ses débuts, a déclaré la Coalition.
Les crimes et les violations répréhensibles commis par les milices du PYD ont également affecté les déplacés, les milices les empêchant de retourner chez eux dans la région d'Afrin.
La milice du PYD a kidnappé plusieurs personnes déplacées, dont des femmes et des enfants, les emmenant dans un lieu inconnu. Les miliciens du PYD ont également saisi les cartes d'identité des habitants des camps de personnes déplacées pour les forcer à rester à l'intérieur. Deux personnes déplacées ont été tuées après que la milice du PYD ait ouvert le feu pour disperser une manifestation organisée par les personnes déplacées afin qu'on leur permette de retourner chez elles à Afrin.
La Coalition rappelle que des centaines de milliers de personnes ont été déplacées des zones actuellement contrôlées par les milices du PYD, soulignant la nécessité de leur permettre de retourner chez elles et de garantir leur sécurité.
La milice terroriste du PYD a lancé une campagne d'arrestations, d'enlèvements et de raids dans la campagne Est de Raqqa, Manbij (campagne d'Alep) et la province de Hassakeh à la recherche de jeunes hommes pour les recruter dans ses rangs. Les milices ont également arrêté violemment un certain nombre de personnes dans la campagne de Raqqa, les emmenant vers une destination inconnue sous de faux prétextes et accusations.

24 mai 2018 In Coalition News

(23 mai) : Dima Moussa, Vice-présidente de la Coalition Nationale Syrienne, a déclaré que la Loi n°10 récemment adoptée par le régime d'Assad aura de nombreuses conséquences négatives sur le processus politique et la transition politique décrits dans le Communiqué de Genève de 2012 et la Résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Mme Moussa s'est exprimée lors d'un atelier organisé par l'Organisation Day After, une organisation indépendante de la société civile dirigée par les Syriens. Les participants à l'atelier; dont des juges, des avocats, des experts juridiques et des représentants d'États et d'organisations internationales; ont discuté des aspects juridiques, politiques et économiques de la nouvelle loi.
Mme Moussa a souligné que l'adoption de la Loi par le régime d'Assad alors que la rédaction d'une nouvelle constitution est en cours prouve le manque de sérieux du régime sur l'ensemble du processus politique et son insistance à rechercher une solution militaire sanglante au conflit.
La Loi n°10 risque également d'empêcher la réalisation d'une transition politique globale comme stipulée dans les résolutions de l'ONU sur la Syrie. La nouvelle loi vise également à empêcher le retour des réfugiés et des déplacés chez eux. Cela posera un nouveau problème pour le processus électoral, en effet il sera difficile d'identifier les zones où vivent les électeurs.
Mme Moussa a souligné que le régime d'Assad tente de dissimuler les crimes de guerre que ses forces ont commis ces sept dernières années en détruisant toute preuve de ces crimes. Cela entravera les enquêtes sur les crimes de guerre et les violations et compliquera les efforts pour parvenir à une justice transitionnelle, a-t-elle ajouté.
Plusieurs pays, notamment l'Allemagne, ont dénoncé la Loi n°10. Le Ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré être profondément irrité par la Loi d'Assad, qui équivaut à une dépossession de propriété des réfugiés syriens « à grande échelle ». Le Ministère a également déclaré que la promulgation de la Loi est une tentative apparente de modifier fondamentalement les conditions locales au profit du régime et de ses partisans et d'entraver le retour d'un grand nombre de Syriens.
Pour le Chef des Forces libanaises, Samir Geagea, la nouvelle loi est « très dangereuse » car elle risque d'empêcher le retour des réfugiés syriens du Liban. Le Premier ministre libanais Saad Hariri a déclaré que le nouvelle loi est « frauduleuse », notant que la nouvelle loi vise uniquement à empêcher les Syriens déplacés de retourner chez eux et menace des centaines de milliers de personnes déplacées de confisquer leurs biens si elles ne reviennent pas dans un délai précis.

23 mai 2018 In Coalition News

(22 mai) : Salwa Aksoy, Membre et ancienne vice-présidente de la Coalition Nationale Syrienne, a déclaré que la Russie répète en Syrie les migrations forcées et le génocide qu'elle a commis contre les Circassiens dans le Caucase du Nord en 1864.
Lundi 21 mai, à l'occasion du « Jour de deuil circassien », Mme Aksoy a déclaré que la Russie est responsable des massacres et des migrations forcées de plus de deux millions de Circassiens. La Russie répète le même crime en Syrie avec son agression sur le pays.
Le déplacement forcé de masse qui se déroule dans différentes parties de la Syrie est une répétition de ces opérations. La Communauté Internationale a aujourd'hui la responsabilité d'arrêter ces pratiques terroristes contre le peuple syrien, a-t-elle ajouté, soulignant le droit de tous les civils à retourner chez eux.
Mme Aksoy a également appelé les Nations Unies à activer le mécanisme neutre international pour juger les criminels de guerre et prévenir toute nouvelle vague de déplacements forcés.
Dans un rapport publié dimanche, le Réseau syrien pour les droits de l'Homme (SNHR) a déclaré que les forces russes ont tué pas moins de 6133 civils syriens, dont 1761 enfants et 661 femmes, depuis le début de l'intervention militaire russe directe en Syrie en septembre 2015.
Le Réseau a enregistré au moins 939 attaques contre des centres civils vitaux en Syrie par les forces russes, dont 169 attaques contre des écoles, 167 sur des installations médicales, 140 sur des mosquées et 55 attaques sur des marchés publics.

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