11 mai 2018 In Coalition News

(11 mai) : Abdul Rahman Moustafa, Président de la Coalition Nationale Syrienne, a envoyé une lettre aux dirigeants des pays amis, au Conseil de coopération du Golfe et à la Ligue arabe pour mettre en garde contre les dangers de la Loi n°10 récemment adoptée par le régime d'Assad. La lettre souligne que la nouvelle légalisation servira principalement les plans de l'Iran pour consolider son contrôle sur la Syrie.
M. Moustafa a mis en garde contre les conséquences de la nouvelle loi sur les personnes déplacées et les réfugiés hors de Syrie ; celle-ci visant à confisquer les maisons et les biens de centaines de milliers de civils syriens déplacés de force en Syrie et à l'étranger. La nouvelle loi menace également de priver des centaines de milliers de Syriens du droit de retourner dans leurs foyers qu'ils ont été contraints de fuir suite aux sièges et aux opérations militaires brutaux du régime d'Assad et des milices terroristes iraniennes.
La lettre fait suite à l'atelier organisé en avril par la Coalition en coopération avec l'Organisation Day After sur la Loi n°10 et ses conséquences possibles sur le peuple syrien.
L'atelier a réuni l'Organe juridique de la Coalition, des juges, des avocats, des administrateurs, des experts constitutionnels et des experts techniques de l'Association des ingénieurs, des départements techniques des municipalités et du registre immobilier.
L'atelier a souligné que la nouvelle loi vise à légitimer les opérations de déplacement forcé de masse. Les biens confisqués seront accordés aux loyalistes du régime d'Assad et du régime iranien, ce qui risque de permettre à l'Iran de consolider son influence par des moyens non militaires. La Loi permettra également aux entreprises iraniennes de prendre le contrôle des zones stratégiques et vitales à Damas et dans sa banlieue ainsi que dans le reste des régions syriennes.
M. Moustafa a appelé la Communauté Internationale à prendre des mesures sérieuses pour bloquer la Loi n°10, préserver les droits des Syriens et leurs biens, et empêcher l'Iran de mettre en œuvre son projet sectaire dans la région. L'application de cette loi entraînera des contrats de reconstruction pour les nouveaux propriétaires, ce qui risque de servir la politique de modification démographique poursuivie par le régime d'Assad et d'empêcher le retour des réfugiés chez eux à l'avenir.

11 mai 2018 In Coalition News

(11 mai) : Nasr Hariri, Chef de la Commission syrienne des négociations, a rappelé la nécessité d'une transition politique globale en Syrie pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien, soulignant que l'Iran est le principal obstacle à une véritable solution politique.
Dans une interview accordée vendredi au journal Asharq Al Awsat, M. Hariri a accusé l'Iran, de part sa présence en Syrie, de bloquer le processus politique en cours, appelant à faire sortir les milices terroristes iraniennes de la Syrie.
Aucune solution n'est possible tant que l'Iran restera en Syrie. La présence des milices iraniennes en Syrie signifie la poursuite du chaos, de l'instabilité et des violents conflits sectaires, a déclaré M. Hariri.
L'Iran a pris huit mesures concrètes pour renforcer sa présence en Syrie, faisant du commandant de la brigade Quds du Corps des gardiens de la révolution iranienne (IRGC) Qassem Suleimani le dirigeant de facto de la Syrie.
Premièrement, l'Iran cherche à bloquer la solution politique, le rétablissement de la paix et de la stabilité n'étant pas dans son intérêt.
Deuxièmement, l'Iran veut octroyer la citoyenneté syrienne à ses milices terroristes et prendre les biens des Syriens. Troisièmement, l'Iran veut amener des dizaines de milliers de milices étrangères en Syrie et contrôler la prise de décision dans les institutions syriennes vitales, a expliqué M. Hariri.
Quant aux quatre mesures restantes, M. Hariri a déclaré qu'elles incluent l'établissement de bases militaires en Syrie, la construction de dépôts d'armes et d'usines, la signature de contrats économiques pour saisir la richesse stratégique, et l'incitation à la mobilisation sectaire parmi les jeunes pauvres qui sont épuisés par les conditions économiques désastreuses pour les utiliser comme chair à canon dans les combats.
Notre approche est la plus réaliste. Ils ont essayé toutes les solutions; notamment les négociations de Genève, la voie de Sotchi, le processus d'Astana et les groupes de la société civile. Par conséquent, nous réitérons qu'il n'y a pas de solution, à moins que celle-ci soit en accord avec notre vision et réponde aux demandes du peuple syrien pour une véritable transition politique incluant le départ de Bachar Al Assad.
M. Hariri a minimisé l'impact des opérations militaires du régime d'Assad sur la solution politique, soulignant que les gains militaires ne signifient pas que les problèmes fondamentaux ont été résolus. Qu'en est-il de la lutte contre le terrorisme, des réfugiés, des personnes déplacées, du chaos, de l'économie, de la reconstruction et de l'occupation iranienne? Ces problèmes ne peuvent être résolus sans une solution globale en Syrie. Il est temps d'arrêter l'effusion de sang et de parvenir à une transition politique qui réponde aux aspirations du peuple syrien et garantisse le départ d'Assad.
M. Hariri a tenu le régime d'Assad pleinement responsable de la situation actuelle en Syrie. Nous ne voulons pas que la Syrie devienne une arène de règlement de comptes entre les puissances régionales et mondiales, car le peuple syrien paye le prix fort : son sang, sa civilisation, son héritage et son économie. Il est donc impératif que nous parvenions à une solution politique amenant au retrait des milices iraniennes et étrangères et à une transition politique.

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